Récit de séance : quand les réveils nocturnes cachent une mission secrète. L’histoire de Gabriel, 18 mois
Chaque nuit, vers 2h du matin, Gabriel se réveille en pleurs. Impossible pour lui de se rendormir ailleurs que dans le lit de ses parents. Derrière ces troubles du sommeil se cachait en réalité une incroyable histoire de protection inconsciente. Plongez au cœur d’une séance de Babilogie pour comprendre comment ce bout de chou s’était donné pour mission de veiller sur sa maman.
Le motif de consultation : l’épuisement parental
Depuis le mois de novembre, les parents de Gabriel, 18 mois, traversent une période d’épuisement. Chaque nuit, le rituel se répète : vers 2h ou 3h du matin, le petit garçon se réveille en larmes. La seule solution pour que tout le monde retrouve le sommeil est qu’il vienne dans le lit parental. Là, Gabriel se rendort en quelques minutes. Mais dès qu’il se retrouve seul dans sa chambre, le lâcher-prise devient impossible.
Lors de l’entretien initial, je cherche à comprendre le contexte familial. Je découvre que la maman a repris le travail en octobre après une période professionnelle très difficile (une démission suite à six années compliquées dans son ancienne entreprise). Le papa, de son côté, est souvent sur la route pour ses déplacements professionnels.
À l’écoute du corps et des émotions de Gabriel
Pour comprendre ce que Gabriel exprime à travers ses réveils, je lui donne la parole à travers la Sagesse. Très vite, une première émotion majeure se dessine : la colère.
En tirant ce fil, trois contextes temporels clés apparaissent et viennent éclairer la situation :
- Le premier souvenir (Juin 2025) : C’est l’époque où sa maman vivait ses derniers mois difficiles au travail, teintés d’une profonde tristesse. Gabriel, véritable éponge émotionnelle, a perçu cette détresse. Chez lui, la tristesse de sa maman s’est transformée en colère : le sentiment injuste que sa maman n’était pas bien traitée.
- Le deuxième souvenir (Avant sa conception) : Le fil conducteur de la séance se précise autour de la notion de protection. Nous remontons à un voyage de ses parents marqué par une demande en mariage. Ici, l’émotion est porteuse d’un amour protecteur, celui du papa qui veille sur la maman et la rassure.
- Le troisième contexte (Transgénérationnel) : Nous remontons à une période où la maman avait 22 ans. Elle traversait alors une rupture amoureuse douloureuse, accompagnée d’un fort sentiment de solitude, de colère et de tristesse. Cet épisode a laissé une empreinte : elle est devenue plus méfiante et plus exigeante dans ses relations.
La révélation : une mission de protection inconsciente
C’est à cet instant précis que toutes les pièces du puzzle se relient. Inconsciemment, Gabriel s’est attribué une mission bien trop lourde pour ses épaules de bébé : veiller sur sa maman et la protéger en permanence.
Sa croyance, mise en mots durant la séance, résonne puissamment : « Je crois que je dois protéger maman, veiller sur elle. » Derrière cette croyance se cache une peur profonde : celle que si sa vigilance faiblit, la relation de ses parents puisse se briser (comme l’histoire passée de sa maman) et qu’il finisse par perdre son amour.
Le lien avec le sommeil : La nuit est précisément le seul moment où Gabriel ne peut plus contrôler la situation ni veiller sur sa maman. C’est pour cela qu’il se réveille, qu’il vient vérifier sa présence et qu’il a un besoin viscéral de sentir que tout va bien pour pouvoir s’apaiser.
Le dénouement de la séance : le retour à l’apaisement
Une fois ces charges émotionnelles libérées et comprises, je m’adresse directement à Gabriel.
Je lui explique avec douceur que ce n’est pas son rôle de protéger les adultes. Ce sont son papa et sa maman qui veillent sur lui, et non l’inverse. Je le rassure sur le fait que l’amour entre eux trois est indestructible, quoi qu’il arrive, et qu’il a aujourd’hui le droit le plus strict de lâcher prise et de s’endormir en totale sécurité.
La séance s’est clôturée sur un magnifique sentiment partagé par toute la famille : l’apaisement.
