Interview de Delphine Gabillard – étudiante en Babilogie
🌼 Parcours et motivations
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Delphine, j’ai 36 ans. Je suis maman de deux filles de bientôt 5 et 7 ans. Je viens de la région bordelaise et j’ai récemment déménagé vers Nîmes, où il m’arrive de recevoir en présentiel. Je suis infirmière depuis 14 ans.
Qu’est-ce qui t’a donné envie d’étudier la babilogie et comment as-tu découvert cette méthode?
Il y a un an, j’étais en questionnement professionnel. Je savais ce que je ne voulais plus rencontrer dans mon métier, mais je ne savais pas quelle nouvelle direction prendre. En cherchant une reconversion, je me suis d’abord orientée vers la kinésiologie, que j’ai expérimentée. Puis une amie m’a parlé de la méthode de Chloé Silvestre. D’abord curieuse, puis réellement intriguée, j’ai passé de nombreuses soirées à me renseigner sur le sujet. J’y ai vu une évidence : une nouvelle façon de prendre soin, dès le plus jeune âge.
Quel a été ton parcours avant d’intégrer ta formation ?
J’ai travaillé pendant 10 ans en service de soins palliatifs, où j’ai pu accompagner, apporter du soin et du réconfort aux personnes en fin de vie. À l’arrivée de mes enfants, une coupure a été nécessaire. J’ai cherché un nouveau souffle et j’ai travaillé dans un service de médecine nucléaire, où de belles rencontres m’ont permis d’avancer dans mon cheminement personnel et professionnel.
Qu’est ce qui t’a tout de suite parlé dans cette méthode ?
Le fait de se soucier de ce que peuvent ressentir les bébés, même in utero. Je trouve qu’identifier leurs émotions et leurs blocages aussi tôt peut les aider à entreprendre la vie avec plus de sérénité et de confiance. C’est aussi un moyen pour les parents de se connecter plus profondément à leur bébé/enfant et de renforcer les liens de manière solide. Contribuer à cela est une vraie chance pour moi.
Y a t’il une expérience personnelle qui t’a inspirée?
Je n’ai malheureusement pas pu expérimenter cette méthode sur mes enfants, mais je suis intimement persuadée que cela m’aurait évité des moments de solitude et de doute.
🌱 La formation et le vécu d’étudiante
Comment décrirais-tu l’ambiance ou la dynamique de groupe entre les étudiants ?
J’ai été très touchée par la bienveillance entre les étudiantes. Tout a commencé par de belles rencontres lors du stage du test musculaire, avec des liens créés, des expériences partagées, puis un groupe Whatsapp dynamique et riche d’échanges en tout genre, que ce soit sur la pratique mais aussi sur le partage de nos doutes, de nos peurs. Il y a toujours quelqu’un avec des mots réconfortants.
Peux-tu partager une prise de conscience ou un moment fort que tu as vécu pendant la formation ?
J’ai pris conscience qu’il était primordial de travailler sur moi-même afin d’accompagner au mieux les autres. Mettre en lumière mes propres blessures, cheminer dans ma propre évolution personnelle, afin d’apprendre à lâcher prise quand il le faut.
Comment imagines-tu ta pratique une fois diplômée ?
Dans un premier temps, ce sera une pratique en complément de mon activité professionnelle.
🌿 Le métier et la posture de babilogue
Si tu devais expliquer la babilogie à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, que dirais-tu ?
C’est une approche qui vise à traduire puis accueillir les émotions afin de comprendre plus profondément ce que vit l’enfant et l’accompagner au mieux.
Quelles qualités te semblent essentielles pour exercer ce métier ?
Tout d’abord la neutralité, car chaque enfant est différent. Ensuite, douceur, empathie, écoute et adaptabilité.
Comment décrirais-tu, avec tes mots, la posture du babilogue ?
Pour moi, le babilogue doit accepter que tout est possible lors d’une séance. Il doit pouvoir se laisser guider, avec ses propres croyances, et faire confiance à la sagesse sur ce qui émerge pendant la séance. Car tout sera juste.
Y a-t-il une thématique qui te touche particulièrement (ex : parentalité, lien transgénérationnel, communication émotionnelle…) ?
Je suis particulièrement touchée par les cas de fausse couche ou de décès d’enfant. Les liens qui subsistent par la suite sont très intéressants à mettre en lumière.
Comment cette approche change ton regard sur les enfants (ou sur ton propre enfant, si c’est le cas) ?
Je pense le comportement de mes filles autrement. J’essaie, dans la mesure du possible, de chercher l’émotion cachée derrière ce qu’elles expriment. Je remarque que lorsque j’y parviens, nos liens sont plus forts.
✨ Conclusion
Si tu devais résumer ton expérience en un mot, ce serait lequel ?
Adaptabilité
Y a-t-il une phrase, une lecture ou une rencontre qui t’a particulièrement inspirée dans ton parcours ?
Chaque lecture m’ouvre un peu plus de perspectives à chaque fois, mais la rencontre la plus importante est celle avec Chloé, qui est pour moi très inspirante, juste, bienveillante et de bon conseil.
Comment te vois-tu dans quelques années, en tant que babilogue ?
J’espère pouvoir accorder plus de place à la babilogie dans ma pratique quotidienne.
Quel message aimerais-tu faire passer aux parents qui se sentent parfois dépassés ou seuls ?
La parentalité est vraiment une épreuve : une remise en question permanente, une envie de bien faire, un épuisement quasi permanent. Il faut essayer de trouver un soutien, quel qu’il soit, pour ne pas se renfermer dans un schéma destructeur. Tous les parents rencontrent des difficultés, même chez ceux pour qui tout semble parfait et maîtrisé. Alors gardez confiance et connectez-vous le plus possible à votre enfant.
