Interview de Amandine Moutet – Etudiante en Babilogie
🌼 Parcours et motivations
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Amandine, j’ai 36 ans et je suis maman de deux enfants de 6 et 2 ans. J’habite à Vichy, en Auvergne. J’ai travaillé pendant dix ans comme commerciale après des études dans le tourisme. J’aimais le contact humain, mais je ne trouvais plus de sens à mon travail : il me manquait une dimension de créativité et d’utilité.
C’est en 2020, après quatre années de challenges liés au sommeil de ma fille, que j’ai découvert la kinésiologie. Cette première séance a été une révélation. J’ai ensuite reçu de nombreux signes de la vie, et en 2024, une consultation en numérologie m’a clairement indiqué qu’il était temps de changer de voie, de quitter le salariat pour me lancer dans l’entrepreneuriat.
Un bilan de compétences a confirmé cette direction : la kinésiologie revenait sans cesse. Peu après, j’ai perdu mon emploi et, « par hasard », je suis tombée sur le compte de Chloé. Après une séance avec elle, j’ai tout de suite accroché avec son approche bienveillante. Malgré mes peurs, j’ai participé à un week-end de formation et cela m’a donné l’élan de me lancer pour de bon.
Qu’est-ce qui t’a donné envie d’étudier la Babilogie ?
La découverte de la Babilogie s’est faite naturellement dans le prolongement de mon parcours personnel. Cette méthode, axée sur la compréhension émotionnelle et la communication avec les enfants, m’a profondément touchée. Qu’est-ce qui t’a immédiatement parlé dans cette approche ?
J’ai été séduite par la bienveillance et l’absence de jugement qui imprègnent la méthode. La formation se fait à son rythme, dans une ambiance apaisante. J’aime la façon dont Chloé aborde les émotions des enfants et leur place au cœur du processus. On ne cherche pas à culpabiliser les parents, mais à coopérer avec eux, à former une véritable équipe.
Y a-t-il une expérience personnelle qui t’a inspirée ?
Oui, sans hésiter : les difficultés de sommeil de ma fille. C’est grâce à cela que je me suis ouverte à la kinésiologie, puis à la Babilogie.
🌱 La formation et le vécu d’étudiante
Comment décrirais-tu la dynamique de groupe entre les étudiants ?
L’ambiance est très solidaire et bienveillante. Il y a beaucoup d’entraide et d’encouragements. Même si la formation à distance peut être un défi, on ne se sent jamais complètement seul : quelqu’un est toujours là pour répondre. Mon conseil aux futurs étudiants serait de rencontrer des praticiens ou thérapeutes locaux, pour créer du lien et ne pas rester isolés.
Peux-tu partager une prise de conscience importante vécue pendant la formation ?
Pendant mon premier stage avec Chloé, j’ai pu observer des résultats concrets sur un test et une connexion réelle se créer. Ce moment a été un déclic : j’ai compris que j’étais capable, moi aussi. J’ai réussi à lâcher prise et, deux semaines plus tard, j’étais prête à accompagner mes premières séances.
Comment imagines-tu ta pratique une fois diplômée ?
Je souhaite associer la Babilogie à d’autres approches comme la lithothérapie. J’aimerais continuer à travailler en présentiel tout en développant davantage le distanciel. Mon objectif est de devenir une référente locale pour les enfants et les parents, une personne-ressource dans mon territoire.
🌿 Le métier et la posture de babilogue
Comment expliquerais-tu la Babilogie à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler ?
C’est une approche douce et bienveillante visant à traduire et libérer les émotions des enfants. Grâce à une connexion subtile à la Sagesse, on explore leurs éventuels blocages, qu’ils soient personnels ou issus du transgénérationnel.
Quelles qualités sont essentielles pour exercer ce métier ?
L’écoute est primordiale, car beaucoup de parents n’ont plus d’espace pour être vraiment entendus. Il faut aussi faire preuve d’empathie, de non-jugement, de douceur et de patience, tout en s’adaptant à chaque enfant et à chaque situation.
Comment décrirais-tu la posture du Babilogue ?
C’est une posture neutre et bienveillante. Le Babilogue aide les parents à prendre conscience de certaines choses en leur offrant un regard extérieur, sans jamais imposer.
Y a-t-il une thématique qui te touche particulièrement ?
Oui, les jumeaux secrets et les fausses couches, et l’impact émotionnel que ces événements peuvent avoir sur l’enfant.
Comment cette approche a-t-elle changé ton regard sur les enfants ?
Elle m’a appris que tout ne peut pas toujours s’expliquer. Parfois, même les enfants ne sont pas conscients de ce qu’ils portent. Cela m’a permis d’être plus dans l’accueil que dans la recherche de raison.
✨ Conclusion
Si tu devais résumer ton expérience en un mot :
Révélation !
Une lecture ou une rencontre inspirante ?
Le livre Le grand livre de la kinésiologie pour enfants d’Audrey Mee m’a beaucoup apporté.
Comment te vois-tu dans quelques années, en tant que Babilogue ?
J’aimerais être reconnue comme référente dans la parentalité dans mon secteur et offrir un espace où les parents se sentent réellement écoutés et apaisés.
Un message pour les parents qui se sentent parfois dépassés ?
ArrĂŞtez de culpabiliser. ĂŠtre parent n’est pas innĂ© et c’est parfois difficile. N’hĂ©sitez pas Ă demander de l’aide et crĂ©er votre propre village pour ĂŞtre accompagnĂ© dans ce bouleversement qu’est la parentalitĂ© – vous n’avez pas Ă tout gĂ©rer seul.
Interview réalisée par Manon PEIGNET et Emilie OBERDORF avec Amandine Moutet, étudiante en Babilogie.
