Séance de Babilogie In Utero : quand le bébé exprime le stress et la fatigue liés au diabète gestationnel


Une consultation guidée par la curiosité et le lien prénatal

Cette maman me consulte avant tout par curiosité, avec l’envie profonde de créer du lien avec son bébé in utero.
Sa grossesse est toutefois marquée par la découverte, dès la fin du premier trimestre, d’un diabète gestationnel, rendant cette période plus difficile à vivre, tant sur le plan physique que psychologique.

La fatigue, les contraintes alimentaires, le suivi médical renforcé et la charge mentale associée viennent progressivement peser sur son vécu de grossesse.


Donner la parole au bébé grâce à la babilogie

Au cours de cette séance, nous donnons la parole à son bébé via la Sagesse.
Très rapidement, un thème central émerge : la fatigue et le stress ressentis par la maman, en lien direct avec le diabète gestationnel.

Le bébé commence par évoquer le moment du diagnostic. À cette période, sa maman a dû suivre un régime alimentaire strict et très restrictif. Elle partage alors une sensation de manque, comme si, à travers les privations de sa maman, elle aussi était privée de quelque chose d’essentiel.

Par la suite, un protocole à l’insuline a été mis en place, permettant à la maman de retrouver une alimentation plus habituelle, tout en restant vigilante. Ce changement semble avoir apporté un certain apaisement.


Une entente sacrée avant la conception

Le bébé souhaite ensuite partager un élément fondamental : l’entente sacrée passée avec ses parents avant sa conception.

Elle confie être venue dans cette famille avec une intention profonde :

  • créer une relation de confiance,
  • réconcilier les membres de la famille avec cette notion,
  • apaiser des conflits anciens.

De fortes tensions existaient depuis des années, notamment entre son papa et la maman de son papa, et de gros conflits avaient éclaté quelques mois avant sa conception. Depuis le début de la grossesse, le dialogue reprend peu à peu et une forme d’apaisement s’installe au sein de la famille.


Fatigue, inquiétude et instinct de protection

L’émotion principale qui ressort est celle d’un sentiment d’importunité : le bébé se sent « en trop » pour sa maman.
Elle associe la privation alimentaire, et en particulier la privation de sucre, à un manque de nourriture vitale. Cela génère chez elle une inquiétude profonde pour la survie de sa maman — et, par extension, pour la sienne.Dans un réflexe de protection, elle s’imagine alors devoir se priver elle aussi de nutriments pour préserver leur sécurité à toutes les deux.
Un léger retard de croissance sera d’ailleurs constaté lors de l’échographie du deuxième trimestre.


Rassurer le bébé et redonner de la sécurité

Durant la séance, nous avons pris le temps de rassurer ce bébé :

  • même si sa maman suit un régime particulier, le corps humain est parfaitement conçu pour nourrir son bébé,
  • elle reçoit tout ce dont elle a besoin pour se développer,
  • elle n’a pas à se priver pour survivre, bien au contraire : elle peut pleinement prendre sa place et ses ressources.

Le contexte médical est particulièrement anxiogène : grossesse très surveillée, discours médicaux évoquant déclenchement ou césarienne, et impossibilité annoncée d’une naissance physiologique.
Nous avons alors transmis au bébé que toutes ces décisions étaient guidées par une intention commune : sa sécurité et son bon développement, et qu’elle conservait, malgré tout, une part de pouvoir sur sa naissance.Quoi qu’il arrive, rien ne devra être vécu comme un échec.


Une naissance spontanée et une belle vitalité

Finalement, cette petite fille est née spontanément à 34 semaines d’aménorrhée.
Après quelques jours d’accompagnement pour la respiration et l’alimentation, elle est aujourd’hui en pleine forme, entourée d’une famille plus apaisée.


Récit d’une séance de Babilogie réalisée par Delphine Gabillard Etudiante en Babilogie

Emilie Oberdorf
Author: Emilie Oberdorf

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